Bien que la charnière Thierry Hovine – Marchou ait rendu vains les espoirs de s’approcher de la surface de notre équipe première, une frappe lobée de loin pouvait toujours arriver et ce n’était pas la plus grande des spécialités de Niche, il fut décidé de recruter un autre gardien. Pour être plus précis, un vrai gardien. Une lignée de « Jean » se succédera donc : après Jean-Yves et Jean-Luc, aujourd’hui coulés dans le béton bien enfouis dans un jardin d’un petit village des Yvelines, bienvenue au petit Jean-Baptiste. Immense star en Amérique du Sud, l’arrivée en Europe d’El Jibé, comme on le surnommait là-bas, devait être la plus discrète possible pour y éviter les émeutes. Une longue recherche généalogique permit de remonter à une famille de Rio nommée Los Rios. Cela tombait bien, le docteur Baleytao venait de déclarer apte un certain Jean-François Rios. Il suffisait à Zé et To de nous fournir une cabine photomaton égarée sur la voie publique et la carrière européenne du grand Rios pouvait débuter.
